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Du rêve à la réalité...

Là où le réel se tait, la magie murmure

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Là où le réel se tait, la magie murmure

Journal Intime

Bienvenue Emma

Ladytrishia, février 24, 2026février 24, 2026

Eva travaillait dans la police depuis plusieurs années lorsqu’elle reçut sa promotion. Sa nouvelle affectation l’envoyait en Bretagne, à la tête d’une petite brigade. À peine arrivée, elle retrouva Jeff, son nouveau collègue… et ami d’enfance.

— Je crois que c’est un paquet piégé !

Jeff leva les yeux au ciel.

— T’as pas mieux dans le genre film d’horreur ? Ici, on n’est pas à Paris !
— Tout le monde en veut à la police… je te rappelle !
— Jour de Saint-Valentin… tu reçois un paquet rose avec un nœud blanc. Je pense que le message est clair !

Eva ronchonnait en faisant les cent pas dans son bureau, s’arrêtant de temps à autre pour fixer le cadeau posé sur sa table comme s’il pouvait exploser à tout moment.

— Tu fréquentes quelqu’un ?
— Non… personne ! Et je pense qu’il faut appeler l’équipe de démineurs !
— Tu viens d’arriver et tu diriges une équipe de douze brigadiers. Tu ne peux pas faire venir des démineurs pour un ourson en chocolat enfermé dans une boîte rose ! C’est peut-être juste un prétendant ! Comment tu vas te faire respecter après ça ?
— Avec tout ce qui se passe aujourd’hui, je ne peux pas juste le mettre dans mon tiroir et faire comme si de rien n’était !

Quelqu’un frappa à la porte.

Eva se plaça aussitôt devant le paquet pour le dissimuler tandis que Jeff, appuyé contre le mur, croisa les bras.

Marlon entra, comme tous les matins, avec son éternel sourire.

— Café spécial en ce jour spécial !
— Merci Marlon, il ne fallait pas ! répondit Eva, amusée.

Surpris par la présence de Jeff, il le salua d’un signe de tête avant de se tourner vers Eva.

— J’ai d’autres livraisons, je ne reste pas. Bonne journée !

Il ressortit presque aussitôt.

— Ça pourrait être Marlon ? reprit Jeff. Avec tous ces cafés qu’il t’offre chaque matin…
— Je crois déceler une pointe de jalousie dans ta voix, rétorqua-t-elle en soufflant sur son café. Je ne suis là que depuis une semaine.
— Oui, mais en une semaine…

Un nouveau coup à la porte interrompit leur échange.

— Bonjour, cheffe ! J’ai terminé le rapport que vous m’aviez demandé. Je vous l’ai envoyé par mail.
— Déjà ? Mais quand avez-vous trouvé le temps ?
— J’y ai travaillé toute la nuit !

David se tenait droit comme un soldat.

— J’en prendrai connaissance dans la matinée. Bon boulot.

Il sortit précipitamment après avoir croisé le regard de Jeff.

— Dis donc… ça défile devant ta porte ce matin. David, peut-être ? Un dossier non urgent bouclé en une nuit ?

Le sourire de Jeff mit Eva sur la défensive.

— Il fait juste son travail ! C’est tout. Je vais attendre de voir si quelqu’un se manifeste. J’ai mieux à faire ! On m’attend pour un interrogatoire pour homicide.
— Je peux venir ? Tant que le doute plane sur ce colis, mieux vaut que je reste près de toi.
— Tu vas jouer les gardes du corps ? Essaie plutôt de récupérer la bande vidéo de ce matin. Peut-être que la caméra a filmé ce fameux prétendant. Rejoins-moi en salle d’interrogatoire C1.
— Très bien, chef ! s’exclama Jeff, amusé, au garde-à-vous tel un soldat.
— Va-t’en ! dit-elle en souriant.

Eva déposa soigneusement le paquet dans un tiroir de son bureau avant de quitter la pièce.

Installée derrière la vitre sans tain, un café à la main, elle observa la jeune femme affalée de l’autre côté de la table. Celle-ci lui semblait totalement désemparée.

— Vingt ans à subir les coups de son mari…, murmura Eva en parcourant le rapport. Elle a riposté avec une casserole. En cherchant à l’éviter, il glisse et tombe sur le couteau avec lequel il la menaçait… C’est quand même hallucinant.

Elle releva les yeux vers le visage tuméfié de la suspecte.

— Aucune trace sur le couteau ne permet d’identifier si l’acte est intentionnel. L’homme, fortement alcoolisé, a très bien pu perdre l’équilibre…

Malgré elle, la détresse de la jeune femme la touchait, mais Eva n’en laissa rien paraître.

La porte s’ouvrit.

— Les enregistrements des caméras seront livrés dans la journée, annonça Jeff.

Eva se contenta d’un signe de tête. Elle n’avait plus rien de la légèreté affichée le matin même.

— Tu penses qu’elle est coupable ? demanda-t-il après avoir pris connaissance de l’affaire.
— Je ne sais pas. Elle a un mobile. Son mari la tabassait depuis des années devant leurs deux enfants. Peut-être qu’il voulait s’en prendre à l’un d’eux.

Jeff, surpris par son ton, préféra ne pas insister.

L’interrogatoire se poursuivit dans un silence pesant. Jeff observait Eva. Son sourire avait disparu, laissant place à une tristesse qu’il ne lui connaissait pas.

Lorsque les questions furent terminées, Eva se leva.

— Sale affaire… Pauvres gosses.
— Pourquoi ça te touche autant ?
— On en parlera après.

Plus tard, dans la voiture, le silence entre eux était devenu pesant.

— Ça tombe bien, c’est la pause déjeuner. Ça te dit qu’on aille manger un morceau ? proposa Jeff.
— Et le paquet ? demanda-t-elle, tendue.
— Le paquet ne va pas s’envoler. Je t’attends dans la voiture.

Eva soupira et retourna dans son bureau. Elle prit ses affaires, ouvrit le tiroir… mais le paquet avait disparu.

Son cœur se serra.

Qui avait pu le prendre ? Qui d’autre était au courant ? Jeff était le seul à savoir.

Perturbée, elle le rejoignit devant le commissariat et monta dans la voiture sans un mot.

Ils s’installèrent dans un petit restaurant à proximité.

— Juste un café pour moi, dit-elle au serveur.
— Tu ne manges rien ?
— Je n’ai pas faim.

À peine le serveur parti, Eva planta son regard dans celui de Jeff.

— Où est le paquet ?
— De quoi tu parles ?
— Celui de ce matin ! Tu étais le seul au courant !

Jeff soupira.

— Calme-toi. Pourquoi tu es si nerveuse ?

Eva recula légèrement, le regard perdu vers la fenêtre.

— J’ai grandi en foyer… abandonnée par mes parents à deux ans. Cette affaire m’a renvoyée à des souvenirs que je pensais enterrés. Imaginer ces enfants grandir sans père, avec une mère en prison…

Jeff l’écoutait en silence.

— Tu ne t’en es pourtant pas si mal sortie, finit-il par dire doucement.
— Je sais… J’espère juste qu’ils feront pareil.

Après un instant, Jeff plongea la main dans sa poche. Il en sortit le fameux paquet et le posa au centre de la table.

Eva le fixa, soulagée.

— Il est de toi ? Tout ça pour ça ? Tu aurais pu me le dire plus tôt !
— C’était juste un cadeau de bienvenue, Eva. Et… c’était assez drôle de te voir dans tous tes états. Tu sais, ici, c’est une petite ville tranquille. Il existe encore des gens sympas qui offrent des cadeaux un jour de Saint-Valentin.

Elle secoua la tête en ouvrant la boîte.

— J’ai failli appeler les démineurs… tu te rends compte ?

Jeff esquissa un sourire.

— Je ne t’aurais pas laissé faire ça. Quoique… ça aurait fait un beau bizutage.

À l’intérieur se trouvait un porte-clés gravé :

« À ma nouvelle amie qui prend à cœur son métier ».

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À propos de LadyTrishia

Autrice martiniquaise, formée à l’hypermédia. Elle écrit des histoires psychologiques teintées de fantastique, où les émotions prennent le pas sur les certitudes.

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