Comment j’ai découvert ma passion pour l’écriture ?
J’étais une adolescente timide et réservée quand j’ai reçu en cadeau un journal intime. Il faisait la taille d’une paume de main, de type cadenassé avec des cœurs partout. Il est resté longtemps dans son paquet d’emballage sans que je n’y prête intérêt. 1993 était une année où j’étais plutôt passionnée par le cinéma et plus précisément par les films à l’eau de rose. J’avais hâte d’être grande pour vivre le grand Amour avec un grand A.
En attendant, étant trop jeune, je l’ai vécu à travers l’écriture. Je procédais comme ces ados à la télé par un « Cher journal » protocolaire avec la date et j’y racontais mes journées, ceux que j’aimais voir, ceux qui me faisaient vibrer ainsi que des détails sur celui que je voudrais dans ma vie. Les jours où je n’avais vraiment rien à raconter, j’écrivais des poèmes et des chansons toujours sur la même thématique.
Très vite, le carnet est devenu trop petit pour contenir mes créations. J’ai demandé à ma mère d’acheter un grand cahier dédié à mes poèmes et mes chansons. Finalement, ce n’est qu’en 2018, que j’ai attaqué l’écriture de ma première nouvelle et l’idée ne venait même pas de moi.

Je ne remercierai jamais assez cette personne qui m’a offert ce journal intime Fido qui m’a accompagné durant toute mon adolescence.
Comment j’ai écrit mon premier livre ?
J’avais vingt-huit ans, je travaillais pour une SS2I, quand, un jour, lors d’un pausé café, nous parlions de film avec mon collègue Greg. Il était passionné de manga et dessinait admirablement bien. Je lui racontais ma déception au sujet d’un film qui me paraissait bâclé.
Il a été surpris de me voir avec autant d’idée sur la façon d’amener la fin et il m’a lancé un défi :
« Écris-le ! »
Je pensais qu’il se moquait. Pour moi, les écrivains avaient forcément des diplômes, de l’expérience, une grande culture générale, une maîtrise parfaite de la langue, et surtout… ils étaient bien plus âgés. Des stéréotypes qui n’existaient que dans ma tête.
Le jour où je me suis dit : « Et pourquoi pas ? », j’ai retiré l’unique roche qui empêchait au torrent d’idées de se déverser. Je ne le remercierai jamais assez d’avoir mis cette possibilité dans ma vie.
Comment j‘ai vécu ce défi ?

J’ai acheté un téléphone portable avec un clavier pour pouvoir noter toutes mes idées.
J’écrivais partout : dans le métro, sur les sets de table, durant mes pauses, j’en rêvais la nuit. J’écrivais jusqu’à en avoir mal aux doigts.
En trois mois Charka est née. J’étais fière d’autant plus que de nouvelles idées faisaient émerger une nouvelle histoire (l’océan qui coule dans mes veines). C’est au moment de rédiger la dernière ligne que je me suis sentie triste. J’ai réalisé que l’écriture était bien plus qu’une passion dans ma vie. Je savais que je ne pouvais pas en rester là alors qu’il y avait une autre histoire dans ma tête.
Je n’ai eu que des retours positifs de mes proches. Mais cela ne me suffisait pas. De nature timide et réservée, je n’osais pas partager mes histoires avec les autres. J’ai dû trouver la force pour envoyer deux nouvelles à deux maisons d’édition, avec en retour des propositions à compte d’auteur. J’ai tenté l’aventure pour un livre de jeunesse, mais ce ne fut pas concluant et j’ai été très insatisfaite de débourse sans qu’aucune communication n’ait été faite pour une petite histoire illustrée pour les enfants. Le problème, c’est que je suis une acharnée de la vie qui ne lâche jamais l’affaire (c’est le mantra que m’a inculqué mon plus grand frère).
C’est comme ça que j’ai commencé ma vie d’écrivaine, avec Charka, qui reste encore aujourd’hui mon coup de cœur.
C’est quoi mon rêve ?

Vu que les génies fonctionnent par trois voeux, une autrice avec autant de créativité ne peut s’en contenter d’un. Bien qu’on rentre dans le domaine de mon intimité, je vous aime bien, donc je vais me confier à vous ce qui sommeille au fond de mes rêves.
Au-delà d’être une autrice appréciée et reconnue pour sa créativité, mon plus grand rêve est de m’asseoir dans une salle de cinéma, un paquet de pop-corn à la main,une boite de mouchoirs dans l’autre et de voir l’une de mes histoires prendre vie sur grand écran.
Mon deuxième plus grand rêve serait de raconter mon parcours dans un Tedx pour en inspirer d’autres.
Pour finir, le dernier, c’est de mettre en place une structure avec un monument devant pour développer la créativité sur mon île
En attendant ces jours, où mon trop-plein d’émotions me fera pleurer pendant toute la séance, devant un public et devant ce monument… j’écris.
Ma deuxième devise : « Bébé fait un pas après l’autre avant de courir. »
Qu’est-ce que je fais pour réaliser mon rêve ?
Je me suis inscrite à plusieurs formations en écriture, ainsi qu’à des ateliers.
Je garde aussi en tête un projet qui me tient à cœur : développer la créativité sur mon île, pour cela j’ai suivi une formation d’animation d’atelier.
J’ai participé au premier salon du livre en Martinique.
J’ai partagé quelques histoires illustrées sur Instagram.
Et en 2026, je me lance un grand défi : mettre en ligne toutes les histoires que j’ai envie d’écrire.
C’est un véritable challenge.
Si d’autres personnes l’ont réalisé, pourquoi pas moi ?
Alors j’ose.
Je tente l’aventure sans m’imposer de limites,
et je laisse le vent me porter.
Il y a pas de hasard et tout a un sens ou une raison d’être. Peut-être permettre à d’autres d’oser.
Et dans mon fond intérieur, je sais que cette passion n’est pas là par hasard.
Pourquoi LadyTrishia ?

À dire vrai, il y avait ce dessin animé que j’aimais beaucoup quand j’étais petite : Lady Oscar.
Une princesse qui rêvait d’être chevalière.
Et l’air de cette chanson me trotte encore dans la tête :
« Elle est habillée comme un garçon… »
Je crois que cette héroïne m’a fait comprendre, inconsciemment, le no limit.
Je fais ce que j’ai envie de faire.
Alors pourquoi pas… autrice ?
Mon pseudo, je l’ai inventé de toutes pièces.
Je n’avais jamais entendu le prénom Trishia, dont la sonorité est très proche de mon prénom, et qui signifie joie en latin.
Je suis une optimiste de nature.
J’aime rire, semer la joie de vivre.
Et la compréhension de l’humain, dans toutes ses facettes, me fascine profondément.
En vérité, j’aurais pu être psychologue.
C’est sans doute pour cela que mes histoires explorent l’âme humaine,
mais toujours avec une pointe de magie ou des coïncidences étranges voir inexplicables….
Du coup ?
Je vous invite à découvrir mon univers imaginaire,
un monde où la magie et la psychologie se croisent,
où les sorcières, les monstres… mais aussi les vaches ont leur place.
Oui, oui, des vaches!
On dit que l’imagination n’a pas de limite.
La mienne, en tout cas, je n’ai pas peur de la suivre là où elle veut m’emmener,
même vers des contrées hors du commun.
Que va-t-on trouver dans mes histoires ?
Si je devais écrire un début de prologue, je dirais :




Mon intention est de faire ressentir des émotions au lecteur.
Qu’il soit surpris, parfois ému, parfois dérouté.
Qu’il ait la sensation de vivre une autre vie, le temps d’un récit.
Je désire lui faire porter les mêmes lunettes que mes héros,
l’emmener hors de son quotidien,
et lui permettre de regarder autrement ce qu’il croyait connaître.
J’écris de ma plume, la passion qui m’anime et j’espère vous faire vibrer.—
Où peut-on trouver mes livres ?
Je vous le dirai le jour où ils auront trouvé leur éditeur...Je vous le dirai le jour où ils auront trouvé leur éditeur.
Il y a beaucoup de talent pour peu d’élus, dit-on.
Et parfois, je me demande si je ne suis pas comme ces héros de fiction,
pleins de dons encore endormis,
qui se révèlent à l’instant précis où un royaume a besoin d’eux.
Ou peut-être que la poussière de fée n’a pas encore agi.
Alors, certains soirs, je lève les yeux vers ma bonne étoile.
Elle scintille de toute son âme.
Et quand je regarde le potentiel d’histoires que je porte en moi,
je sais que je ne rendrais pas grâce à mon Dieu
si je me contentais de n’écrire que pour des feuilles oubliées.
Alors j’avance.
Toujours un peu comme mon héros :
armée de ma timidité,
de mon humour,
et d’un joli sourire.
Je vous livre mon espoir
en jetant un caillou — ce site —
dans l’océan du web.

